• Bien-être

    Économiser plus de 500€ par an de papier toilette.

    En cette sombre période de Covid-19, il y a énormément d’articles de presse parlant de vols à main armée de papier toilette dans des magasins, de personnes qui font des stocks particulièrement inutiles et exagérés. J’avais d’ailleurs évoqué cela dans un tweet, qui a mobilisé une audience sans précédent sur mon compte. Et ce qui m’a particulièrement fascinée, c’est le nombre de personnes parlant d’énormes stocks de papier toilette par les plus anxieux. Cette manie de stocker d’ailleurs s’appelle du Hoarding et est illégale au Canada. Je vais donc te parler aujourd’hui de ma perception du papier toilette, et également de la façon dont j’économise de l’argent sur ce budget là.

    Le tweet en question.

    Le papier toilette, en chiffres.

    D’après les statistiques, un Belge utilise en moyenne 120 rouleaux de papier toilette par an. Un Français? 103. Je ne sais pas pourquoi cette différence mais elle existe. Pour uniformiser le tout, un Européen utilise environ 13 kilos de PQ par an.

    Savais-tu d’ailleurs que le papier toilette, à lui seul, représentait 26% de la consommation mondiale? L’industrie a bien compris qu’il y avait moyen de se faire pas mal d’argent sur les déjections des consommateurs. Et pourtant, tu sais quoi? Ce consommable a été démocratisé seulement autour des années 50… Donc tes arrières grands parents, il y a de grandes chances qu’ils n’en aient jamais utilisé dans leur jeunesse!

    Le papier toilette, ce n’est pas un consommable obligatoire dans la vie de tous les jours. Cependant, le marketing fait croire aux gens que le papier toilette est indispensable à la vie de tous les jours, afin de pouvoir générer son chiffre d’affaire de plus de 8 milliards d’euros par an.

    Le papier toilette, ses conséquences écologiques.

    Un Européen utilise en moyenne 13 kilos de papier toilette par an, pour son utilisation personnelle. Multiplie cela par le nombre d’habitants de l’Europe, ça fait une sacré dose de déchets!

    408 500 tonnes de papier sont jetées dans nos toilettes françaises tous les ans, à la vitesse de 13 kilos par seconde.

    De ce fait, ce sont plus de 270 000 arbres qui sont coupés tous les jours dans le monde pour produire le papier que chaque consommateur consomme au quotidien. Ce chiffre est juste ahurissant! Comment peut-on se revendiquer écolo quand on participe à un tel massacre?

    D’ailleurs, reste assis.e, car ce n’est pas fini. La plupart des gens utilisent du PQ de luxe. Mais si tu sais, les molletonnés, les double voire même triple épaisseurs… 98% des matières des PQ de luxe proviennent de forêts vierges. Donc pas des forêts éco-gérées, on est sur de la bonne grosse déforestation bien méchante.

    Savais tu qu’il faut 140 litres d’eau pour fabriquer un seul rouleau… ?

    De plus, 10 rouleaux de papier toilette est responsable de l’émission de 2,5 kilos de CO2. Sachant que, pour référence, 1 litre d’essence sans plomb représente 2,28kg. 10 rouleaux de PQ sont donc plus polluantes qu’un litre d’essence!

    Sans compter l’énergie déployée pour la fabrication, le transport, le fonctionnement des usines, le plastique utilisé pour le packaging, les produits de blanchiment utilisés ou bien les encres des imprimés… et l’énergie des centrales de purification de l’eau, qui doivent filtrer les résidus de papier toilette et forcément, les éliminer.

    Papier toilette = déchets, déforestation, utilisation excessive d’eau, émissions de CO2, énergie à la fabrication et à l’élimination, coût financier non négligeable… pour rien.

    Le papier toilette, mon alternative.

    En utilisant du papier toilette et en sachant pertinemment les conséquences écologiques que nous finançons, nous cautionnons les dégâts causés par cette industrie. J’ai donc décidé de ne plus participer à ce massacre. Après tout, comment faisaient nos ancêtres, avant les années 50? Ce n’est pas si lointain! J’ai donc décidé d’arrêter d’utiliser du papier toilette.

    Pendant presque deux ans.

    Pendant ce temps là, j’utilisais des carrés de tissus, achetés à une créatrice sur Etsy. Les tissus choisis sont Oeko-Tex donc sains, et il suffit juste de les laver à la main ou à la machine. Et c’est réutilisable à l’infini!

    On m’a souvent donné comme argument contre cette pratique que cela utilise encore plus d’eau que d’habitude, donc que c’est mauvais. Penses-tu que faire tremper mes carrés de tissu dans une bassine de 2 litres avant de passer le tout à la machine à laver une fois par semaine est plus mauvais que les 140 litres d’eau nécessaires à un seul de tes rouleaux? Sachant que je ne fais pas de machine exprès pour mon linge WC?

    De même que le tissu aussi, a besoin d’eau à la fabrication. Mais ce tissu est réutilisable à l’infini. Et il est aussi possible d’en fabriquer à l’aide de vieilles serviettes de toilette. Donc c’est encore mieux niveau consommation!

    Côté jetable

    Un rouleau de papier WC classique contient environ 150 feuilles jetables, sachant qu’en moyenne, nous utilisons 8 feuilles par utilisation. Un rouleau de PQ sert donc pour 18 utilisations seulement. 18 passages au WC génèrent 140 litres d’eau rien qu’en fabrication de papier. Une fois mon rouleau fini, j’en entame un autre etc.

    Côté réutilisable

    J’ai 18 morceaux de tissu WC. Ils sont utilisables indéfiniment puisque lavables. Le lendemain de leur lavage, ils sont déjà secs et prêts à être utilisés de nouveau. Je trempe une fournée de 8 à 10 morceaux dans 2 litres d’eau avec du détachant avant de tout passer en machine avec le reste de mon linge.

    Quelle est donc la situation la plus écologique?
    Vous avez 20 minutes, calculatrice interdite.

    Le côté écologique était donc avéré. Mais l’hygiène n’était pas meilleure, ni pire. Parce que soyons honnêtes avec nous-mêmes quelques secondes: est-ce que c’est hygiénique d’essuyer notre marde avec du papier? Non. Je suis donc passée à l’étape supérieure, qui me permettra une hygiène quasi parfaite.

    Aujourd’hui.

    Nous sommes passés à la douchette!

    Niveau financier, nous avons déboursé une quarantaine d’euros à Leroy Merlin pour ne plus jamais avoir à acheter de PQ. Quand on voit le prix du papier toilette jetable classique, ça sera assez vite rentabilisé puisque un an de papier classique coûte 268€ pour un couple. Sans compter que les coupons en tissus, même si on peut en acheter, on peut surtout en créer en découpant d’anciennes serviettes de toilette, rendant la chose gratuite et sans consommation d’eau supplémentaire à la fabrication.

    À l’utilisation

    Avant de commencer l’utilisation, l’installation de la douchette sur nos toilettes a été assez simple et rapide. En une heure, mon mari avait géré la chose comme un chef. Zéro fuite, zéro catastrophe, et tout fonctionne parfaitement.

    Il suffit juste, après pipi ou popo, de passer la douchette entre tes jambes pour rincer l’orifice qui a servi à te libérer de ton envie pressante. La pression est réglable grâce au robinet, donc le jet sera forcément comme il faut pour toi. L’eau est froide, mais ce n’est pas gênant. Et c’est une personne frileuse qui se douche à l’eau bouillante qui te le dit.

    Une fois l’endroit nettoyé, tu n’as plus qu’à te sécher avec les coupons de tissu prévus à cet effet, et les poser dans le pot à coupons sales.

    Avec cette technique, même tes cacas les plus toxiques et liquide lâcheront des perfect sur ton tissu quand tu t’essuies!

    Mention spéciale aux personnes utilisatrices de cups pendant leurs règles : la douchette est parfaite pour rincer la cup et pouvoir la remettre proprement! Plus besoin d’avoir forcément un lavabo à côté de toi et c’est top.

    Concernant l’eau de la douchette, il n’y a pas de gaspillage. L’eau vient directement du réservoir des toilettes, et cette eau est propre!

    En conclusion

    J’étais déjà satisfaite de mon geste écologique avec le PQ lavable. Mais là, je suis encore plus satisfaite de ma technique maintenant que j’ai la douchette! Je suis vraiment propre, débarrassée de toute trace de ma petite affaire aux toilettes. Évidemment, pas de sur-lavage des parties génitales : ce n’est que de l’eau à pression variable, et c’est suffisant pour enlever l’urine et d’éventuels restes de selles collés à la peau. Et quoi que tu en dises: ça sera toujours plus propre que le papier cul jetable classique !

    C’est donc une triple victoire:

    • Le côté écologique est respecté à son maximum: je ne suis plus responsable de la déforestations et de tous les autres impacts environnementaux causés par la fabrication de papier toilette.
    • Le côté financier est beaucoup plus économique, car il se fait en un seul achat qui suffira à vie, ou alors pendant de longues années, comparé au papier toilette classique qu’il faut racheter en permanence. Une douchette, du tissu découpé dans des serviettes de toilettes ou bien acheté à une créatrice et c’est réglé! La douchette est rentabilisée en l’équivalent de trois rouleaux de PQ, donc en 54 passages aux toilettes par foyer.
    • Le côté hygiénique est optimisé. C’est toujours plus propre de se passer un coup d’eau et ensuite de sécher avec du tissu, plutôt que de prendre “le plus gros” au PQ, s’en foutre partout, et se rhabiller ensuite.

    Sources et calculs

    Base de calcul titre : Papier toilette XXL Blanc Lotus vendu par Carrefour, 1,12€ le rouleau. Enquête statistique Planetoscope sur la consommation de papier toilette: 120 rouleaux par personne par an. Nous sommes deux dans notre logement, nous économisons donc 240 rouleaux de papier toilette par an. Donc 240*1,12=268,80€ d’économies par an en n’achetant plus de papier toilette. Une famille de 4 personnes économiserait donc environ 537€ par an.
    Source taux de CO2 voiture pour 1 litre d’essence. Je ne parlais pas du diesel mais d’un moteur à essence classique. Tous les chiffres sont sur le lien utilisé.
    Eau nécessaire à la fabrication du PQ
    Combien de feuilles sur un rouleau de PQ?
    Calcul combien utilisations par rouleau : 150 feuilles environ par rouleau / 8 feuilles utilisées en moyenne
    Sources images : Instagram @monsieurmadamex_, Image par katharinakanns de Pixabay, Image par Robert Jones de Pixabay, Image par RitaE de Pixabay, Image par Erdenebayar Bayansan de Pixabay, Image par marcinjozwiak de Pixabay

  • Billets d'humeur

    Billet d’humeur #3 – Une vie sous stup’.

    Si tu me suis sur Twitter ou Instagram, tu as du entendre parler des effets secondaires que je subis à cause de mon traitement médicamenteux, qui est très lourd. Aujourd’hui, je vais te parler de mon quotidien sous morphine. Cela peut te permettre de comprendre une grande partie de mes réactions que tu peux parfois trouver exagérées, et aussi de savoir quelques trucs sur les traitements à base de morphine.

    Je ne te dirai pas de quelle pathologie je souffre. Parce que bien que je partage beaucoup de choses, j’estime que certaines doivent rester dans le domaine du privé. La raison pour laquelle je suis souffrante restera donc confidentielle, d’une part parce qu’elle est très rare, et d’autre part parce que cela ne regarde que moi et mes soignants.

    Toutefois, je ressens le besoin de parler de ce type de traitement, qui n’est pas à prendre à la légère de par sa nocivité, et parce que ces choses sont souvent prescrites de façon abusive. Et ces abus font des ravages. Il n’y a qu’à voir ce qu’il se passe aux États-Unis avec les prescriptions d’antidouleurs… et malheureusement, la France est sur le bon chemin pour reproduire les mêmes erreurs.

    Je n’écris pas cet article pour me plaindre, pour avoir plein de messages emplis d’une pitié plus ou moins sincère. J’ai mon entourage pour cela, qui connaissent bien mieux ma situation.

    Mon traitement actuel

    Il faut savoir que le traitement que je prends n’est pas abusif et surtout n’est pas prescrit à la légère. Nous avons procédé par étapes avant d’en arriver là ou j’en suis.

    Mes douleurs sont, depuis environ un an, insupportables. Tellement insupportables que je n’ai aucun répit, que l’opération que j’ai subi n’a absolument pas amélioré mes conditions de vie. Et la douleur, sur le long terme, est dévastatrice. La douleur peut mener à la dépression, et dans les cas les plus extrêmes, au suicide.

    Nous avons donc commencé par la codéine, avec du dafalgan codéiné. Ensuite, voyant que la codéine ne faisait aucun effet, nous avons du passer aux opiacés. Lamaline pour commencer. Plusieurs mois plus tard, je suis passée à l’Izalgi. Puis Tramadol. Et enfin l’Oxycodone d’abord seul, puis couplé au Laroxyl. On m’a proposé de passer à l’Actiq, qui est une sorte de sucette de morphine à effet flash. Le principe c’est que ça passe direct par les muqueuses et donc le sang, au lieu de la voie digestive qui est plus lente. On propose ce traitement aux personnes âgées par exemple, pour les aider à supporter un acte médical très douloureux, comme un changement de pansement par exemple. J’ai refusé ce traitement parce que j’avais peur de l’overdose et des effets secondaires encore plus forts.

    Opiacés, morphiniques, de la drogue?

    Les médicaments tels que Lamaline ou Izalgi sont des opiacés. Cela signifie qu’ils contiennent de l’opium. Et l’opium, c’est une substance issue du pavot qui se retrouve notamment dans l’héroïne. Les effets néfastes sont donc similaires à peu de choses près, et l’antidote est la même : la Naloxone. Les opiacés peuvent donc, comme l’héroïne qui est une drogue dure, provoquer une forte addiction. Ces médicaments entrent donc dans la catégorie des stupéfiants.

    Ces substances sont prescrites par un médecin pour soulager de fortes douleurs dès qu’aucune autre solution plus douce n’est efficace. L’oxycodone est surtout prescrite en soins palliatifs pour aider les personnes souffrant de cancers. Les ordonnances pour ces substances sont sécurisées et assez restrictives. Par exemple, une ordonnance contenant du stup ne pourra être utilisée que dans une seule pharmacie, la prescription contiendra le nombre exact de comprimés au cachet près pour ne pas qu’il y ait d’abus, et il est impossible d’en avoir dans des délais inférieurs à 28 jours.

    Donc quand la France reste stricte sur l’interdiction du cannabis thérapeutique, crois moi que je ris jaune… Parce que clairement, je suis obligée de prendre de grosses doses de pseudo héroïne pour essayer de pas trop souffrir. C’est incompréhensible.

    Stupéfiants = abus

    Évidemment, comme pour tout, il y a des abus. Aux Etats-Unis, ces morphiniques (notamment l’oxycodone) sont prescrits n’importe comment à n’importe qui en premier recours. Cela créé donc une population complètement accro… et des overdoses. Je me souviens qu’il y a trois ans environ, mes douleurs commençaient à devenir problématique et j’avais besoin de me faire arrêter parce que j’étais incapable de travailler. Je suis allée voir le premier médecin qui a pu me prendre, et il m’a prescrit de l’oxy direct, sans même connaître mes antécédents… Avec ce genre de médecin, pas étonnant qu’il y ait des abus et des utilisations détournées.

    Ma généraliste (qui est formidable, au passage) m’a avoué, une fois qu’elle a du venir chez moi pour une consultation alors que j’étais incapable de conduire, un truc de dingue… Au tout début de mes douleurs trop intenses, elle croyait que je venais juste pour des médocs et que j’en faisais des caisses! Quand elle a vu mes IRM et les conséquences des douleurs sur mon quotidien, et qu’elle a compris qu’effectivement il y avait un gros problème, elle s’est excusée presque en larmes. Parce qu’apparemment, des patients qui en font des caisses pour avoir du stup gratuit (merci la sécu), il y en a quand même pas mal… Évidemment je ne lui en veux pas. Je préfère qu’elle ait été vigilante plutôt qu’elle me prescrive n’importe quoi.

    Parce qu’une overdose peut arriver dès la première prise, même avec une dose minime.

    Effets secondaires

    Évidemment, le passage d’un médicament à un autre s’est fait progressivement. Il a fallu que je prouve qu’ils n’étaient plus efficaces.

    Sauf que comme tout médicament, il y a des effets secondaires dangereux qui sont fréquents. Et pour chaque médicament différent, j’ai eu toute une flopée d’effets indésirables.

    Ça a commencé par la sensation d’être complètement shootée. De ne pas tenir debout, être assez désinhibée pour en arriver à envoyer bouler ma patronne dans le plus grand des calmes en rigolant bêtement. J’ai été tellement shootée que je ne pouvais rien faire d’autre que rester couchée sur mon lit à bader le plafond et faire une fixette sur le reflet de la fenêtre et du soleil au dessus de moi. Nausées, malaises. Tout ça, je l’ai connu avec tous les traitements.

    Les effets secondaires actuels.

    Et depuis l’oxycodone, il y en a encore plus. Déjà, comme toute drogue, tu ne le supportes pas dès les premières prises. Tu as envie de vomir. Tu as l’impression d’être complètement shooté. J’ai même refusé de le prendre à une période, mais mes douleurs m’ont vite rappelée à l’ordre. Et petit à petit, l’accoutumance se fait. Aujourd’hui, je ne suis plus du tout shootée. Je suis à peine fatiguée. J’ai un presque total contrôle de moi-même.

    Mais les effets secondaires les plus délétères sont arrivés une fois l’accoutumance faite. Et beaucoup ont pu les remarquer sur les réseaux sociaux, prenant juste cela comme de l’agressivité pure et simple. Ou même encore que j’étais folle et bonne à enfermer ! Alors que j’étais (et je suis toujours) juste en souffrance, et que je n’avais pas un total contrôle de moi-même.

    • Agressivité, irritabilité.
    • Anxiété exacerbée, alors que j’avais déjà un trouble anxieux généralisé et diagnostiqué, dépression.
    • Insomnies, nervosité, troubles de la pensée, hallucinations, cauchemars, trous de mémoire, malaises, fourmillements des extrémités, syndrome de sevrage.
    • Démangeaisons, vomissements, nausées, vertiges.

    La liste est encore longue, mais je n’ai cité que ceux que je subis.

    Je ne suis plus moi-même.

    D’ordinaire, je ne suis pas agressive pour un sou. Je ne ferais pas de mal à une mouche. Depuis ce médicament, je ne me reconnais plus. Même mon mari ne m’a plus reconnu. Notre mariage est souvent mis à rude épreuve à cause de mon agressivité inhabituelle et de mon anxiété augmentée.

    Les personnes qui m’ont connue avant cela sur le blog et sur les réseaux sociaux savent. Ils savent que je n’ai pas un fond méchant. Mais d’autres préfèrent se baser sur un seul tweet pour cataloguer une personne, et appeler le monde à les cancel. C’est exactement ce qu’il se passe.

    De plus, je ne dors presque plus. La nuit, je me réveille en panique à cause de cauchemars vraiment traumatisants. Donc les crises de panique la nuit ou le matin sont très fréquentes. Tellement fréquentes que je n’ai même plus envie de dormir, tellement j’ai peur de refaire des crises de panique. Le serpent qui se mord la queue.

    Évidemment, j’ai signalé ces effets secondaires aux personnes qui s’occupent de moi. Des mesures sont prises pour me faire changer de traitement et améliorer mes conditions de vie. Les délais de rendez-vous en structure spécialisée contre la douleur sont longs. Je prends mon mal en patience.

    Effets dévastateurs qui t’isolent

    Le pire dans tout ça, c’est qu’à cause de ces douleurs qui m’usent, de ces médicaments qui me détruisent, et de ces effets secondaires qui sont provisoires, socialement, c’est un désastre. J’ai évoqué les réseaux sociaux déjà, mais les changements sont pire dans la vraie vie.

    Ça m’a permis de faire le ménage dans mes fréquentations. Dans mes amis. Parce que souvent, les amis qui te jurent d’être toujours là pour toi, le jour ou tu es malade, ils se barrent quand même. Ils te sortent la disquette classique du “t’as changé” sans chercher à comprendre pourquoi ou à en discuter. Ils prennent la poudre d’escampette et te laissent dans ta merde. Mes invités de mariage, si je devais recommencer ce jour merveilleux, serait réduits d’un bon quart. Quand tu as mal, que les médicaments parlent pour toi, il n’y a plus personne.

    Injustice, sentiments à fleur de peau, idées noires.

    J’avais une amie avant, ancienne toxico. C’était une héroïnomane, donc depuis le début elle me soutenait parce qu’elle connaissait les effets secondaires qui rythmaient ma vie. Mais du jour au lendemain, plus personne, à cause de la disquette classique du “t’es trop négative” alors que je l’encourageais dans une étape de sa vie qui était compliquée.

    Tu encourages les gens en leur disant que t’es optimiste et que tu es sûre qu’ils y arriveront, tu es positive à bloc, tu proposes ton aide, et tu t’en prends plein la gueule. “T’as changé / je te demandais juste de me plaindre, pas de croire en moi / de toute façon t’es devenue un monstre”… tu vois le délire. Véridique, elle a vraiment dit ça. Donc forcément, irritabilité et sensibilité augmentées, j’ai vu rouge. J’ai failli passer l’arme à gauche tellement j’étais choquée. J’ai bu un bon quart de bouteille de rhum avec mes médicaments dans l’espoir de ne plus jamais me réveiller tellement l’injustice et la violence étaient forte.

    Mais bon. Quand j’y réfléchis, je me dis qu’avec son passé de meuf qui fréquentait les gens pour avoir sa dose de crack et qui utilise son gosse pour avoir des partenariats Twist Shake, je ne pouvais pas m’attendre à mieux.

    Malheureusement, elle a été témoin de notre mariage, et son nom salira à jamais les documents du plus beau jour de ma vie, et sa sale gueule gâchera toujours les photos de ce jour magique.

    Tout ça pour dire que

    Quand t’es malade, tu perds la moitié des gens auxquels tu tenais. La majorité des soutiens ne sont pas sincères. Les médicaments et la douleur détruisent une personne. Et forcément, c’est un cercle vicieux. Plus tu vas mal psychologiquement, plus tes douleurs augmentent, plus tu vas mal etc…

    Les gens sont mauvais et n’hésitent pas à te cancel sur la base d’un seul tweet mal interprété. Les gens pensent tout savoir et juger l’entièreté d’une personne sur 280 caractères. Qu’ils soient random ou bien blogueuse à succès, supposément woke et pronant la tolérance.

    Les médicaments et la douleur changent une personne. L’usent. La tuent à petit feu. Mais ces effets, ce n’est que provisoire. Avec de la force, on arrive à s’en sortir encore plus forts qu’auparavant. Et mieux entouré que jamais, débarrassé d’ordures.

    Si tu peux éviter de prendre des antidouleurs, évite. Si tu peux soulager ta douleur avec des médicaments doux, fais le. Les méthodes douces telles que la méditation peuvent aider par exemple. La kiné parfois. Mais évite à tout prix les opiacés, qui vont te détruire.

    Entoure toi des bonnes personnes. C’est plus facile à dire qu’à faire, mais justement. Eloigne toi des personnes qui peuvent être nocives ou intéressées. Vaut mieux larguer qu’être largué. Essaye de rester optimiste malgré tout. C’est ok de craquer parfois. Mais dès que ça sera fini, tu seras plus fort.e. Ce n’est que provisoire. Il y a des personnes pour t’aider à quitter une addiction. Mes DM sont ouverts.

    Sources images : Pixabay.
    Image par Pexels de Pixabay – Image par StockSnap de Pixabay – Image par Free-Photos de Pixabay

  • DIY

    Lessive maison – Ecolo, pas cher et efficace

    Hier, je t’ai publié une vidéo pour te montrer ma recette de lessive maison. Cependant, dans cette vidéo, je n’ai pas pu te donner toutes les informations nécessaires. Et oui, vive la limite de temps de quinze minutes pour les IGTV! Il est donc temps que je complète cette vidéo, comme je le fais pour toutes. Enfin, j’essaye. Et vu que je ne sais pas sous-titrer mes vidéos, ce sera l’occasion de faire un récap pour les personnes qui n’ont pas pu l’écouter.

    pot de lessive posé dans l'herbe

    La recette en vidéo

    Bien que la vidéo soit publiée sur Instagram, elle est publique. Tu peux la regarder, que tu sois connecté ou non, même si tu ne possèdes pas de compte.

    Le récap de la recette

    Il te faut:

    – 1L d’eau bouillante,
    – 40 grammes de savon de Marseille Alépia, voir cet article dans lequel je parle vrai et faux savon de Marseille.
    – 20 grammes de bicarbonate de soude,
    – 20 grammes de cristaux de soude.

    Fais fondre ton savon râpé dans le litre d’eau bouillante. Une fois refroidi complètement, ajoute les poudres. Verse le mélange dans un bocal de un litre et demi, pour avoir de la place pour secouer le mélange. Secoue ou remue bien pour bien mélanger les poudres à la préparation liquide, attention à ne pas secouer trop fort, la mousse pourrait déborder. Conserve ta lessive dans un placard et reviens voir ta préparation le lendemain.

    Le lendemain, ta lessive sera un bloc très dur dans son bocal. Il faudra y passer un coup de mixeur plongeant afin d’obtenir une consistance crémeuse et sans grumeaux. Ta lessive maison est prête à l’emploi.

    Les infos que je n’ai pas donné dans la vidéo…

    Parfumer son linge

    Le linge n’aura pas d’odeur à la sortie de la machine. Il peut être tentant de parfumer sa lessive maison quand on aime que son linge “sente le propre“. Personnellement, je n’aime pas les lessives parfumées, les odeurs chimiques… Ça me gène beaucoup.

    Il peut être tentant d’ajouter des huiles essentielles à la préparation de la lessive afin de la parfumer. Mais c’est une mauvaise idée!

    N’ajoute jamais d’huiles essentielles à un produit qui finit dans les canalisations.
    Les huiles essentielles sont très polluantes pour l’environnement. Quel est l’intérêt de faire une lessive écologique si c’est pour ajouter une substance qui sera toxique pour l’eau et les organismes qui seront confrontés aux huiles?
    Les huiles essentielles ne sont pas solubles dans l’eau et la polluent. Et le parfum ne tiendra pas sur le linge du à la température de l’eau de la machine, le rinçage, l’essorage…
    Il faut savoir que les huiles essentielles ne sont pas du parfum, mais des concentrés de plantes très puissants qui peuvent tuer. N’utilisez jamais d’huiles essentielles sans l’avis d’un aromathérapeute ou d’un médecin spécialisé.

    En revanche, il est quand même possible de parfumer ta lessive maison, si tu tiens vraiment à ce que tes fringues aient un parfum. Il faut pour cela te fournir une fragrance naturelle spécialement dédiée à la fabrications de produits maison. Tu peux en trouver chez Aroma-Zone, La Folie des Senteurs, ou encore Amazon.

    Quel prix pour ma lessive maison?

    ProduitPrix à l’unitéPrix pour une seule fournéeOù trouver ce produit?
    Savon de Marseille pur3,90€ les 230g0,67€ les 40gAlépia
    Bicarbonate de soude2,83€ le kilo0,05€ les 20gNatiloo
    Cristaux de soude3,10€ les 500g0,12€ les 20gGreenweez
    TOTAUX9,83€0,84€

    Évidemment, libre à toi de trouver ces ingrédients ou tu veux. Fais juste très attention à ce que ton savon de Marseille ne contienne que trois ingrédients, et à ma connaissance seul celui de Alépia remplit ces critères.

    MÉFIANCE
    Une fois, par curiosité, j’ai regardé la composition d’un Savon de Marseille à Carrefour. Il contenait du Sodium Tallowate… Autrement dit, de la graisse de boeuf à la place de l’huile d’olive pure. C’est pour moi une abomination. C’est pour cela que j’insiste pour ce savon de Marseille de Alépia en particulier. Il ne tue aucun animal et la composition est la plus saine possible.

    Personnellement, j’ai acheté mon savon chez Alépia, j’ai fait une grosse réserve parce que je m’en sers pour tout. Le bicarbonate je l’ai trouvé à Carrefour et les cristaux de soude à Biocoop.

    Je suis allée au moins cher pour les ingrédients que j’utilise, en essayant au mieux de respecter les marques que je prends habituellement. On arrive à 0,84€ le litre de lessive, fabriquée avec ces ingrédients. Peut-être que dans ton magasin tu trouveras moins cher, ou plus cher. À toi de voir, mais ton litre de lessive dépassera rarement les 1€, et c’est plutôt économique vu le prix habituel des lessives pleines de produits toxiques du commerce!

    Combien de temps dure un litre de lessive?

    J’utilise une louche de lessive par utilisation. En moyenne, une louche contient 8cl. Partant du principe que le bocal fait environ un litre, tu as une douzaine de louches par litre de lessive.

    Est-ce que ça lave bien?

    Cela fait un an que je lave tout mon linge avec cette lessive. Et je n’ai jamais eu aucun souci de vêtement mal lavé ou de vêtement qui pue. Je lave mon linge à 30 ou 40 degrés environs et tout ressort toujours très propre.

    Parfois, une grosse tâche nécessitera d’utiliser du détachant avant le lavage, mais comme avec une lessive classique. J’utilise dans ce cas là ce détachant en pain comme celui de Greenweez, que j’ai trouvé dans mon magasin bio, ou bien je fais tremper une heure dans un bain de percarbonate de soude. Vu qu’il contient de l’huile de palme, je cherche une meilleure solution pour quand j’aurai fini ce savon. Il dure très longtemps, je crois que je ne le finirai jamais!


    Je pense que tu sais tout! Comme d’habitude, si tu as des questions, tu sais que tu peux écrire un commentaire ci-dessous et je te répondrai avec plaisir. Et ta question pourrait même aider une personne qui se poserait la même question!

  • Bien-être

    Remettre le même tampon plusieurs fois?

    Du calme. Je n’incite personne à faire des choses sales! Lis la suite et tu comprendras ce que je veux dire quand je parle de tampons réutilisables.

    Connais-tu la marque Imse Vimse?

    Imse Vimse est une marque Suédoise qui propose une large sélection de couches lavables et de textiles pour le bien-être au quotidien, et pour mieux vivre ses règles.

    J’avais besoin de nouvelles serviettes afin d’en avoir assez pour pouvoir faire un bon roulement, et tenir un cycle entier avec uniquement des serviettes et des culottes menstruelles. J’ai donc cherché une marque clean, avec des prix rentrant dans mon budget, assez limité en ce moment.

    En moyenne, une serviette hygiénique classique coûte 16€62 euros. 17€ chez DansMaCulotte, 18€ chez HannahPad, 14€ chez Plim, 17,50€ chez ImseVimse.

    J’avais en même temps, même si j’adore mes Plim et mes DansMaCulotte, de découvrir une marque que je n’avais jamais essayé. Et ce qui est génial, c’est qu’il est très souvent possible de commander un kit d’essai ou un échantillon. Et souvent, les kits d’essai sont vraiment intéressants niveau tarif!

    J’avais très envie d’essayer HannahPad. Mais leur échantillon n’était pas aussi intéressant qu’une marque que j’ai découvert pendant mes recherches : Imse Vimse! Donc j’essayerai sûrement cette marque, un jour. Mais j’ai largement préféré l’échantillon de Imse Vimse. Pour une vingtaine d’euros, je pouvais avoir trois serviettes différentes et un tampon! Et cette marque semble être très appréciée de ses utilisatrices. L’échantillon Hannahpad, c’était une serviette normale au prix fort, mais sans frais de port… Donc mon choix n’a pas été difficile du tout!

    Composition du kit d’essai

    Ce kit d’essai, pour une vingtaine d’euros, se compose de quatre pièces de tissu, lavables et réutilisables. Ce kit est vraiment très économique. Toutes les pièces à l’unité valent 58 euros!

    • Une serviette maxi pour la nuit, ou les flux très abondants.
    • Une serviette de jour, pour un flux classique.
    • Un protège-slip, idéal pour les fins de règles ou en complément d’un tampon ou d’un coupe menstruelle.
    • Un tampon!

    Un tampon réutilisable?

    Tu as bien lu. Je parle plus amplement des serviettes dans la vidéo IGTV. Je les aime beaucoup. Mais ce qui a le plus attiré mon attention dans ce kit, c’est la présence d’un tampon en tissu.

    Il est réutilisable et lavable sans danger du moment que tu le fais bouillir afin de bien le désinfecter, que tu l’entretiens correctement et que tu ne le portes pas trop longtemps. Un tampon de flux moyen doit être changé toutes les 4 à 6h en fonction de ton flux. Porter un tampon trop longtemps peut-être fatal à cause du syndrome du choc toxique, donc je vous invite à la plus grande prudence. Les tampons réutilisables sont une bonne alternative pour les adeptes du tampon mais qui se soucient de l’environnement.

    La vidéo IGTV

    Je parle de tout cela en vidéo, et je montre la qualité du tissu, sa composition, du tampon… Cette vidéo est sur instagram, mais il n’y a pas besoin d’être connecté à la plateforme pour pouvoir la voir. Elle est accessible à tout le monde, et tu y trouveras plus d’informations.

    Que penses-tu des tampons réutilisables?
    Connais-tu cette marque?

    Exprime-toi dans l’espace commentaires!


    Calcul pour le prix du kit d’essai Imse Vimse:
    8 tampons à 21,95€. Donc 2,74 l’unité. Une serviette normale coûte 17,50. Un protège-slip 14,95 et une serviette nuit 22,96. Donc le kit a une valeur de 58,15€. Le kit d’essai coûtant 22€. La réduction est de 37% environ.

    Prix des serviettes des autres marques:
    Je me suis basée au prix annoncé sur les sites des marques respectives pour à chaque fois une serviette classique de journée, pour un flux normal.

  • Billets d'humeur

    Billet d’humeur 2 – Féminisme?

    Depuis quelques temps, je me casse le cul à essayer de parler inclusif sur mes articles de blog. Parler de personnes à penis ou vulve pour homme ou femme. Pour ne pas invisibiliser les personnes transsexuelles. Après une intéressante discussion avec une amie à propos de l’histoire des collages et de Stern et du féminisme, j’ai réfléchi.

    Je ne me revendique pas féministe, même si j’adhère à la majorité de leurs idées. J’ai été dégoûtée de pas mal de feminazi et je ne veux pas être comparée à ce genre de personnes si je me décris comme féministe. Peut-on dire que je suis donc alliée du féminisme? Féministe, mais de loin? Et même. C’est s’attribuer une étiquette et j’ai horreur de ça. Et j’ai aussi l’impression que quand on se revendique militante pour cette cause très noble, à la moindre erreur ou maladresse, c’est la porte ouverte à toutes sortes d’insultes, choseblaming en tout genre parce que l’anglish c’est à la mode alors qu’on était tous nuls en anglais au collège, et surtout de bad buzz et de cyber harcèlement. Et si il y a une chose que je ne souhaite pas vivre de nouveau, c’est bien le cyber harcèlement. Fin de la parenthèse.

    A propos d’inclusivité femme/vulve homme/pénis pour pas invisibiliser la communauté trans que je respecte énormément, je préfère voir les choses sous un autre angle afin de n’invisibiliser PERSONNE et d’inclure TOUT LE MONDE.

    Une femme, quel que soit son appareil génital, est une femme dès lors qu’elle se revendique et se sent femme. C’est personnel, ça appartient à chaque personne. De même pour les hommes. Donc évidemment que je continuerai, pour un test sextoy, à dire que tel ou tel objet se pose sur tel ou tel appareil. Mais si je peux parler de féminité, je parlerai de femmes parce qu’appelons un chat un chat. Une personne née femme ou devenue femme, ça reste une femme. APPELONS UNE CHATTE UNE CHATTE (c’était une blague, pour les gens comme moi qui ne dorment pas assez). Dès lors que je parle de FEMMES, j’inclus TOUTES LES FEMMES. Les cis, les trans, les (in)valides, les femmes voilées ou non… et peu importe leur origine ethnique. Pourquoi faire tout le temps des précisions pour n’invisibiliser personne alors que ça invisibilise tout le monde?

    J’ai l’impression (je me trompe peut être, je n’ai pas la science infuse, et tu as le droit de me corriger du moment que c’est en toute bienveillance, puisque c’est mon état d’esprit) que plus on insiste pour inclure une cause en particulier, plus ça nous divise, en tant que femmes. Alors que le féminisme, de base, ce n’est pas s’unir TOUTES pour obtenir l’équité? Vous croyez vraiment que nous pouvons arriver à quelque chose de productif et bienveillant en nous divisant? Alors qu’on pourrait être toutes ENSEMBLE?

    Je parle plutôt d’équité, plutôt que d’égalité. L’égalité pure et dure, au sens littéral du terme, n’est pas possible. L’équité repose sur la volonté de comprendre les gens et de leur donner ce dont ils ont besoin pour s’épanouir. L’égalité aussi. Les deux termes visent à promouvoir la justice, mais l’égalité ne peut être atteinte que si tous les gens partent du même point de départ et ont les mêmes besoins. Or, ce n’est pas le cas. Nous sommes tous différents. Personne n’a les mêmes besoins et quels que soient nos besoins et notre point de départ. Nous avons droit au même but.

    Je ne sais pas. Ce sont des questions que je me pose. Je ne suis pas très bien renseignée, je cherche à comprendre, sans chercher à offenser quiconque. J’ai juste besoin d’apprendre, tout simplement. Et ce n’est pas évident du tout.

    Pour moi, le féminisme, c’était la sororité. Être ensemble, avec nos différences qui font ce que chacune d’entre nous est, et qui est une force, pour obtenir un monde dans lequel il n’y aurait pas de différences de traitement entre les deux sexes. Et quand je lis Twitter, à propos de féminisme, je ne vois que haine, conflit… donc tout l’inverse de sororité, d’unité, pour réussir ensemble. Je sais pas. J’ai besoin de connaître, de comprendre.

    Si il y a bien une personne qui n’est pas discriminante et qui accepte chaque personne avec ses différences, c’est bien moi. Et je vous voir venir, avec des tweets de moi bien vener. Vous croyez vraiment pouvoir juger une personne avec une poignée de tweets, sortis de leur contexte forcément sinon c’est pas drôle, pour me shame comme jamais? Alors que personne ici ne me connaît IRL, hormis trois personnes. Et le nombre est réel. Trois personnes.

    Bref. Je divague. VAGUE. 🌊

    Tout ça pour dire que j’aimerais comprendre le féminisme. Et surtout, j’aimerais comprendre que ce n’est pas la prise de tête que je lis tous les jours. Que cela peut être quelque chose de sain, avec des personnes réellement bienveillantes, qui acceptent que les personnes aient des opinions différentes sans les juger. Parce que quand je te lis Twitter, j’ai l’impression que c’est tout l’inverse. Et c’est pour ça que je ne veux pas me coller l’étiquette du féminisme. Parce que je ne veux pas être associée à cette facette que je n’aime pas.

    Cette facette très tatillon, condescendante, passive-agressive, violente, avec des mots compliqués sans jamais rien n’expliciter de manière à rendre la chose accessible. Comme si c’était réservé à une sorte d’élite, alors que les idées de base, putain je suis carrément d’accord. Ça me fait penser à cette fois où, ne comprenant pas une idée, j’ai demandé à une personne de me donner des pistes pour comprendre. La réponse? “Google est ton ami, démerde toi.” Alors que cette personne prônait la sororité, la solidarité et plein de belles choses. C’est un non-sens complet.

    Il est déjà arrivé que des personnes sur Twitter aient arrêté de me suivre, au motif qu’elles pensaient que j’étais militante, pro féminisme, et par extension logique (uniquement pour elles), forcément pour la prostitution, forcément pro-sexe, forcément plein de choses, que je n’ai jamais revendiquées. Mais à aucun moment je ne me suis revendiquée quoi que ce soit que je ne maîtrise pas. Et comment bien connaître son sujet, comment pouvoir militer activement, si cette cause semble inaccessible à comprendre? Si personne ne veut t’expliquer quoi que ce soit?

    J’avais écrit un article, que j’ai du retirer à cause d’une grosse vague de harcèlement, de menaces de plaintes à cause du copier coller d’un tweet et de shitstorm qui m’est tombée sur le coin de la gueule. J’évoquais également ce sujet, mais aussi d’autres sujets sur lesquels je ne suis pas forcément d’accord, tout en essayant d’être respectueuse même si je pense différemment. Je pense que ça a définitivement coupé mon espoir en la sororité, tellement je me suis faite démonter. Surtout par des femmes. Et même par certaines blogueuses qui étaient des copines! Je sais pas, quand une personne dit des conneries, il vaut mieux corriger de façon bienveillante en comprenant que la personne fait erreur, ou bien l’insulter de tous les noms en partant du principe que la personne est juste conne?

    Ça milite, mais ça prend tout le monde de haut. Insulte. Juge. Le tout derrière cet écran qui nous protège apparemment tous. Qui nous permet d’être lâches en même temps qu’on se prend trop au sérieux et qu’on ne se sent même plus pisser. Ça pousse donc les autres personnes à s’autocensurer pour se protéger… Alors que nous sommes dans un pays de liberté d’expression. On doit donc renoncer à notre droit de nous exprimer et de penser, pour ne pas subir la malveillance des autres. Quelque chose ne tourne pas rond.

    Bref. Je me pose des questions, et parfois, même notre copain Google (ou pas), ne peut pas forcément nous répondre. Je pense à des trucs. Parfois, c’est juste, parfois je fais des erreurs. C’est humain. Personne n’a la science infuse.

  • Bien-être

    Vergetures, kilos en trop, complexes.

    À la base, cet article était un post instagram. Une photo d’un corps féminin, en culotte, avec des vergetures sur les fesses. Ça m’a donné envie de dire quelque chose à propos de ces vergetures, de mes complexes… Et en fait, c’était interminable. Je me suis donc dit qu’un article bodyposi pour envoyer de bonnes vibes pouvait être une bonne idée.

    J’ai longtemps été complexée de mes vergetures.

    Même sans jamais avoir pris de kilos de grossesse, j’ai beaucoup fait le yoyo niveau poids, et ma peau a morflé.

    Anorexie, reprise de poids, rupture très difficile donc encore quelques restes de TCA, contraception, arrêt du tabac, maladie à en rester immobile plusieurs mois d’affilée… Ma courbe de poids depuis 10 ans? 39, 45, 40, 50, 70… Je passe presque du simple au double, et ce juste à cause de ma santé, qu’elle soit physique ou mentale.

    
Stretch marks on woman's thighs and buttocks

    Ma santé ne m’a pas épargnée niveau poids, et ma peau a su me le faire remarquer. Mes cuisses ont été tigrées d’énormes fossés roses et violacés, ma poitrine aussi… Je me suis longtemps cachée. Pas de maillot de bain en été, j’évitais soigneusement d’aller à la plage ou à la piscine. Avec un mari qui n’aime pas trop aller se baigner, c’était facile de me cacher du regard des autres. Pas non plus de short trop court, ou même de jupe. Un beau décolleté plongeant? Grande folle! Hors de question, il y a quelques années, de laisser apparaître ces rayures.

    Je me suis ruinée en huiles. En pommades cicatrisantes et divers massages. J’ai été abonnée à trop de magazines à la Cosmo qui vantaientt la maigreur, qui me faisaient me sentir comme une merde avec mon corps imparfait. En ventouses diverses.. et finalement, le temps a fait qu’elles sont devenues blanches, très proches de ma carnation.

    On n’y peut rien. Si la peau droit craquer, elle craquera. Hydrate-toi bien, ça peut parfois éviter que la peau craque. Je ne dis pas ça pour le côté esthétique, même si j’ai pu le faire auparavant. Je dis surtout ça par confort: la peau qui craque, ça gratte. Ça démange. Et la seule solution contre ça, c’est une bonne hydratation. Parce que se gratter, c’est juste encore plus abimer sa peau qu’elle ne l’est déjà.

    Les vergetures, c’est normal d’en avoir. On en a toutes. Parfois, c’est la trace d’un corps qui a donné la vie. Parfois, c’est que la peau a craqué pour une autre raison. Cela peut être tout simplement la puberté, mêlée à un patrimoine génétique qui fait que ta peau est fragile. Un manque d’hydratation. Un poids qui ne peut pas être stabilisé. Trop de raisons différentes, personnelles, et propres à chaque personne.

    Aime ton corps. Le haïr et complexer ne t’apportera rien de positif. Pourquoi s’encombrer avec des sentiments négatifs? A quoi ça sert? Qu’est ce que cela apporte?

    Rien.

    Enfin. Quand je dis rien, je veux dire: rien de bon pour toi. Rien qui puisse faire de toi une personne plus heureuse. Et pourquoi s’encombrer de si peu? Parce que cette absence de kilos en trop, ou de rayures te rend moins belle en tant que personne?

    J’ai près de 20 kilos en plus que ce que je devrais faire par rapport à mon IMC. La carte du réseau autoroutier de l’Allemagne sur la poitrine. Un motif zèbre sur l’entre-cuisses et les côtés des seins. De bonnes grosses cuisses qui se touchent alors qu’avant, je l’avais, ce putain de thigh-gap. Je suis passée d’un modeste 85b à un gros 95e qui tombe à cause du combo contraception hormonale, problèmes hormonaux personnels et prise de poids. Je fais 1m60, mais j’ai des pieds grands comme ceux de mon père et je lui pique presque ses godasses. J’ai bientôt trente ans, mais j’ai l’acné d’une gamine de 15 ans.

    Si l’on s’en tient à ce que j’ai écrit sur mon physique, on peut penser, grâce aux standards de beauté, que je suis juste très laide. Je l’ai pensé, pendant un moment. Et puis j’ai réfléchi. À quoi bon? Ça sert à quoi, de se miner le moral parce qu’on pense être un laideron? Et puis même, c’est quoi un laideron? J’ai appris à m’aimer, petit à petit. Parce qu’il faut être réaliste: si je ne m’aime pas, qui m’aimera? Si j’ai zéro confiance en moi, qui pourra me faire confiance?

    J’ai eu une période, pendant cette sorte de transition, durant laquelle je faisais tout pour me rendre en valeur. Pour apprendre à m’accepter telle que je suis. Épilation ultra douloureuse de tous les poils de mon corps, peau qui gratte à la repousse, peau qui pique… Et au bout d’un moment, ça m’a soulé. Balek, je suis née avec mes poils. Si je n’ai pas envie de les enlever, je les laisse. Si un jour j’ai envie de les enlever, je le ferai parce que je le souhaite moi, et pas à cause d’un complexe ou du regard de la voisine. J’étais aussi un vrai pot de peinture niveau maquillage. Je me cachais derrière toutes ces couches de primer, fond de teint, blush, highlighter… Et finalement, j’ai décidé de diminuer au quotidien. De m’accepter sans maquillage, ou alors avec un minimum. Et surtout, de me maquiller si j’en ai l’envie, et de me maquiller parce que j’adore ça, plutôt que de me maquiller pour les autres. Si j’ai envie de faire ma Valérie Damidot et de maroufler ma gueule de fond de teint, je le fais parce que j’en ai envie ce jour là. Pas forcément parce que mon acné me gène, ou pour éviter les regards et les réflexions déplacés.

    Queer, Pieds, Gay, Jambes, Tongs, L'Homme, Hommes
    Source

    J’ai appris à me trouver belle, malgré ce qui, pour les standards de beauté du moment, ne l’est pas. Mon mari me trouve belle. J’ai été magnifique en mariée, l’année dernière.

    Tous les corps sont beaux. Avec ou sans marques, qu’elles soient vergetures, tâches de naissance, avec ou sans kilos en plus, ou cicatrices. Nous sommes toutes de belles personnes, avec nos particularités. Ce n’est pas parce qu’on ne ressemble pas au cliché de la meuf instagrammable que l’on n’est pas une belle personne au sens physique du terme.

    Donc aime toi. Avec tes marques, tes cicatrices. Tes quelques kilos qui ont décidé de planter leur tente sur ton cul. Ton visage, que tu devras porter toute ta vie. On n’a qu’un seul corps, qu’une seule carcasse pour nous porter pour encore pas mal de décennies, je l’espère. Alors puisqu’il faut faire avec, l’accepter rendrait à tout le monde la vie plus douce.

    Aime toi. ❤️


    Photo mise en avant : Photo by bruce mars from Pexels

  • Bien-être

    Le Shampooing Comme Avant, ou comment j’ai craqué pour une marque que j’ai détesté.

    Des fois, il y a des marques que tu vois partout sur Instagram et Facebook. Tout ça parce que tu as cherché “shampooing solide” sur Google. Et dans ces marques là, il y en a une qui est revenue très souvent, et je me suis forcément penchée dessus.

    Scrolling Comedy Central GIF by Lights Out with David Spade
    Moi qui scroll quand je m’ennuie.

    Il faut savoir que de base, j’aime beaucoup tout ce qui est shampooing, cosmétiques, maquillage… Tant que ça reste low-waste (ou mieux, carrément zéro-déchet) ou au moins naturel, au minimum pas nocif pour la santé. Bref, des produits de qualité quoi.

    Du coup, je cherchais un nouveau shampooing pour remplacer celui de Lamazuna, qui me rendait la touffe crasseuse au possible. C’était juste infernal. Et j’ai donc subi le matraquage publicitaire de la marque Comme Avant. Et il faut dire que c’était quand même assez intensif. Je ne pouvais aller sur aucun réseau social sans croiser une de leurs publications sponsorisées. Et quand j’ai l’impression d’être complètement matraquée, ça me gave et je peux haïr une marque rien que pour ça.

    À PROPOS DES CHEVEUX CRASSEUX AVEC LE SHAMPOOING SEC:

    Si tu es habituéE à des produits “classiques” de supermarché (à savoir du silicone, multiples agents de textures, des huiles partout, et surtout pétés de sulfates), c’est tout à fait normal que tu aies les cheveux vite crasseux si tu passes au naturel. C’est une phase de transition qui va durer quelques semaines. De même que si tu arrêtes les shampooings siliconés (ce que je t’encourage à faire), tu auras l’impression que tes cheveux sont tous secs, rêches, emmêlés… C’est aussi une autre transition. Il faut se débarrasser de toutes ces couches accumulées et ça ne se fait pas en un jour. Il faut aussi se réhabituer à sentir le cheveu comme il est vraiment. Donc sans agents de textures qui sont chimiques, étouffants, perturbateurs endocriniens, et très polluants.

    Dans mon cas avec Lamazuna, j’étais déjà au naturel depuis bien longtemps. Ces transitions là étaient déjà finies depuis au moins un an. Mais la formule ne me convenait juste pas, et c’est normal. Ça peut arriver!

    Comme Avant, sache que je t’ai haï.

    À force de matraquage publicitaire, j’en ai eu marre et j’ai commencé à en apprendre plus sur la marque, et je l’ai détestée. Alors que sans cet acharnement publicitaire, je l’aurais surement abordée très différemment! Voici une liste de tout ce qui m’a rebuté chez eux. Attention, certains critères ne sont pas objectifs du tout, voire même clairement ridicules.

    • Design du logo carrément moche.
    • Marque se revendiquant locale mais faisant importer des ingrédients de l’étranger (Maroc, Mexique, Inde, Allemagne, États-Unis…). Un produit se revendiquant écolo et local a quand même un impact écologique énorme à cause des trajets en avion pour transporter les matières premières…
    • Emballages des déodorants et dentifrices en plastique… Argh. Nous sommes à l’ère de tout rechargeable et du bannissement du plastique! Même si il est réutilisable parce que rechargeable, ça coute quoi de faire une boîte en métal ou en verre? Comme Lamazuna, Pachamamai ou Lush?

    Je trouve que ça fait quand même pas mal de points noirs pour une nouvelle marque qui se prétend écolo… Après bien sûr, ils ont de bons arguments qui en font une marque de qualité qui se démarque des autres.

    • Ils sont labellisés Slow Cosmétique et respectent la charge Cosmos,
    • Leurs cosmétiques sont Vegan,
    • Leurs compositions sont minimalistes et saines. Pour preuve: leur shampooing est noté 100/100 sur Yuka!
    • Ils proposent des produits bios.

    L’affiliation chez Comme Avant : élitiste et vénale?

    EDIT 18 JANVIER 2020

    Suite à la publication de cet article, la marque Comme Avant m’a écrit parce qu’elle l’a lu. Et il se trouve qu’il y a une erreur dans mon interprétation de leurs statistiques, là ou ils expliquent leurs conditions d’affiliation.

    En effet, j’ai cru comprendre qu’il fallait avoir des chiffres ahurissants pour pouvoir faire la promo de la marque et récolter quelques centimes par vente générée par un lien tracké.
    C’était une erreur de ma part que la marque m’a spécifiée: ces chiffres sont les statistiques des réseaux de Comme Avant, et non les conditions d’affiliation!

    J’ai quand même essayé.

    Revenons à nos moutons. Je me suis un peu beaucoup éloignée du sujet. Bref, même si cette marque a de bons points, trop de pub et contradictions ont fait que j’ai pas du tout accroché.

    Et pourtant, au détour d’une petite rue de Bordeaux où j’étais en week-end, j’ai du quand même aller chercher du shampooing chez Mademoiselle Bio, mon Pachamamaï étant presque fini. J’ai donc repris ma référence favorite, et j’ai croisé ce bout de shampooing de Comme Avant… Et j’ai voulu me faire mon avis. 11,90 euros dépensés plus tard, j’ai craqué pour une marque sur laquelle j’avais de gros à prioris négatifs.

    Crash-test en direct de ma douche (sans mon Womanizer Duo, un peu de sérieux!). Spoil: tout s’est bien passé, j’ai survécu.

    Le bout de shampooing Comme Avant, 11,90€.

    … et j’ai adoré!

    À l’heure ou j’écris ce billet, on est à J+3 après le test du shampooing de Comme Avant. Et mes cheveux sont doux, pas (trop) emmêlés, et surtout pas gras du tout. Ils sont tout propres, alors que bien souvent je dois les relaver à ce moment là.

    Ce n’est pas un gros morceau de shit. Ce n’est pas un vieux biscuit sec. C’est du shampooing.

    C’est donc une très agréable surprise, ce shampooing!

    • Mousse légère, peu abondante mais quand même présente.
    • Pas de parfum.
    • Composition de 4 ingrédients seulement.
    • Les cheveux en sortent très propres, et de façon durable.
    • Ma touffe est toute douce!
    • 11€90, c’est pas le même prix que ton Fructis à 2 balles! Mais ce pavé de shampooing va durer très longtemps! Et la compo est propre! Un shampooing de ce type, je le garde environ 6 mois. 20€ de shampooing par an, c’est pas la ruine non plus! Et tu peux l’avoir encore moins cher si tu le prends en plus grosse quantité, ou si tu prends un lot de chutes de shampooing. Tu l’auras à moitié prix. C’est clairement une bonne affaire!
    • Peut convenir à tout type de cheveux.

    La première impression n’est pas toujours la bonne…

    Comme quoi, même si une marque et ses produits ne nous attirent pas du tout, on peut parfois se tromper. Finalement, je l’ai beaucoup aimé ce shampooing!

    Ça me fait penser, à y réfléchir, à ce nouveau type de vidéos qui pullule sur Youtube. Tu connais les anti-haul? Ce sont des vidéos dans lesquelles les personnes écrasent des marques, comme je l’ai fait… pour dire que finalement elles n’achèteront pas un produit, et pourquoi. J’ai toujours trouvé ces vidéos stupides, puisqu’elles jugent des produits qu’elles n’ont jamais testé. C’est comme quand mes parents m’engueulaient petite quand je ne voulais pas manger de viande parce que l’aspect me dégoûtait. “Non c’est pas bon” – “On dit pas c’est pas bon, on dit j’aime pas. Et t’as même pas goûté!”. C’est le même délire. (Sauf que je maintiens que le cadavre, ça ne se mange pas. Sinon, bouffe ta voisine, ça revient au même.)

    Je viens bien de péter ma conclusion moi, avec l’exemple de la bouffe… Mais bref, je pense que tu as compris. On peut être vraiment repoussé par une marque et ses produits, et finalement avoir de bonnes surprises en essayant.

    Je maintiens qu’il y a quand même des marques que, au grand jamais, je ne veux les avoir chez moi. Comme les Hello Body, Natural Mojo et compagnie, avec leurs compositions cancer et leur harcèlement publicitaire. Peut-être que j’aurais une bonne surprise, mais non. Compositions dégueulasses, prix ahurissants pour des trucs que tu peux faire maison. 20 balles une poche de vieux marc de café à l’huile de coco, on en parle ou c’est pas nécessaire?

    Bref. J’ai acheté ce shampooing chez Mademoiselle-Bio, il est vachement cool, et je peux te parrainer si tu me le demandes en commentaire.

  • Bien-être

    Mon Amour du Savon de Marseille 🧼

    Mouais. Je vois déjà la surprise dans tes yeux à la vue de ce titre. Genre “Mais quoi, elle fait du sexo ou du Marie-Claire?”. Le sexo, c’est sur MonsieurMadameX. Ici, c’est un peu de tout ce qui m’intéresse. Donc j’ai pas vraiment de ligne éditoriale ici… C’est un peu de dawa. Ou alors… Ma ligne éditoriale, c’est une partie du bordel qu’il y a dans mon cerveau. Woilà. Et dans ce bazar, il y a du Savon de Marseille.

    Si je veux te parler du savon de Marseille aujourd’hui, c’est que j’ai récemment découvert quelque chose là dessus: 98% des savons de Marseille existant sur le marché sont des faux!

    Savon, Savon De Marseille, Toilette, Lavage
    Vu leur couleur, tous ces savons de Marseille sont faux : la couleur claire montre la présence d’huile de Palme.

    Oui, même ceux des grandes marques comme Rampal Latour ou ceux de la savonnerie du Fer à Cheval. Ils disent qu’ils produisent de vrais savons de Marseille car le procédé de fabrication respecte la tradition du chaudron. Mais pour ce qui est des ingrédients… On est bien loin de la recette originale, qui ne comporte que trois ingrédients: de l’huile d’olive, de l’eau et de la soude caustique.

    Aujourd’hui, pour diminuer les coûts, les industriels utilisent des huiles peu chères et bas de gamme pour diluer l’huile d’olive et garder le procédé intact. Et vu que l’appellation Savon de Marseille n’est pas protégée… Ils ont le droit de dire que n’importe quel savon au chaudron et à l’huile d’olive est un vrai savon de Marseille. Ils s’autorisent donc de l’huile de palme, de coco, de boeuf. (inscrite Tallowate dans les listes d’ingrédients)… Donc attention, leur fameux 72% écrit fièrement sur leur packagings veut très rarement dire 72% d’huile d’olive!

    Lors de ton achat, examiner la composition si tu cherches un vrai savon de Marseille est essentiel si tu ne veux pas te faire avoir.

    Je me suis déjà faite berner en pensant acheter un vrai de vrai. J’allais naïvement vers ceux des grandes marques dans ma Biocoop ou chez Truffaut. Forme carrée caractéristique, semble être 72%… Et je me suis faite avoir, deux fois. La première, c’était un Rampal Latour blanc, quand je pensais que le savon de Marseille était réellement blanc. Erreur: le blanc est produit avec de l’huile de Palme! J’ai donc pris un vert de chez Rampal Latour, le vert était caractéristique de l’huile d’olive. Je n’avais pas de liste d’ingrédients à portée donc j’ai fait confiance, encore une fois, à cette marque. Grande erreur encore une fois dès que j’ai trouvé l’INCI sur leur site: ce savon vert contenait de l’huile de coco.

    J’ai donc cherché, cherché… Et le seul savon de Marseille véritable que j’ai trouvé est celui de chez Alepia, fabriqué par un artisan à Paris, avec uniquement les trois ingrédients mentionnés plus haut.

    Un vrai savon de Marseille original n’a que trois ingrédients:

    Eau, huile d’olive, et soude caustique.

    Et il respecte une fabrication spéciale au chaudron.

    Donc c’est vrai que c’est tout l’inverse du savon de Marseille du commerce que tu connais depuis toujours. Ce n’est pas le carré blanc à l’odeur douce qui mousse beaucoup et qui est parfaitement moulé. C’est un morceau vert, aux arêtes coupées net, à la couleur pas uniforme, et à l’odeur très forte. Mais il ne contient aucun produit nocif, venant de l’autre bout du monde, ou responsable de la déforestation. Il est le même que celui qui se faisait dans l’Antiquité, sans ingrédients superflus. À l’ancienne!

    Je m’en sers pour tout : me laver le corps, la vaisselle, le ménage… Tu peux même en mettre dans ton placard pour éviter que des mites viennent faire des trous dans ton linge. Je lave même mes culottes et mes serviettes avec, je t’en parle juste ici :

    Exemple d’un produit qui est à la limite de la publicité mensongère:

    Description du site, trop petite à lire: L’authentique savon de Marseille est un produit 100% naturel fabriqué exclusivement à partir d’huiles végétales d’olive, sans aucun colorant ni adjuvant de synthèse.

    Et quand je descends regarder l’INCI, voici ce que je découvre…

    “Ingrédients (INCI) : Sodium olivate, Sodium cocoate, Aqua, Glycerin,Sodium chloride, Sodium hydroxide” Soit… Huile d’olive, huile de coco, eau, glycérine ajoutée, sel, soude caustique.

    Mais POURQUOI? Pourquoi dire plus haut qu’il ne contient que de l’huile d’olive alors qu’il y a de l’huile de coco, de la glycérine ajoutée, et du sel, qui sont complètement superflus?? Et c’est absolument pareil pour tous les savons du commerce. Ils vantent à fond l’huile d’olive pour te faire passer plein de choses derrière qui ne sont absolument pas nécessaires. Et ça me fait câbler.

    C’est vrai que je suis très tatillon sur ce genre de choses. Je n’aime pas que les produits que j’utilise, qui ont des appellations particulières, soient aussi compliqués à obtenir. Je veux pouvoir utiliser des produits sains, qui ne viennent pas de l’autre bout de la planète, efficaces, et dont je suis sûre de la composition. C’est toujours la vraie galère pour trouver un vrai savon de Marseille et clairement, ça me soule.

    Attention à la marque Comme Avant: même si leurs savons sont à l’huile d’Olive et sont créés à Marseille, ce ne sont pas des savons de Marseille car ils sont saponifiés à froid, et donc encore plus gras que le vrai savon de Marseille, à qui la glycérine a été retirée. Le saponifié à froid produit de la glycérine naturellement, et il est conservé, ce qui en fait un savon surgras. C’est typiquement le type de savon qui est à proscrire pour laver tout ce qui est linge intime absorbant pour les règles: c’est cette glycérine qui obstrue les pores du tissu, pas l’huile d’un savon entièrement fait d’huiles végétales! Sinon, comment expliques tu que le détachant de la marque Dans Ma Culotte soit fait entièrement à base d’huiles végétales, mais sans glycérine?

    Du coup, si tu en cherches un vrai de vrai, tu as celui de Alepia, que j’aime d’amour. Il est moche mais il nettoie parfaitement et il a une composition qui atteint la perfection, pour un prix super accessible: 3,90 le pain de 230 grammes en ce moment, au lieu de 6€. Et même 6€, je suis prête à le payer si je peux avoir un excellent savon sans produits nocifs!

    Savon de Marseille antique
    Conditionné dans une boîte en carton recyclable, avec une liste INCI parfaite, et fabriqué par un Maître Savonnier.

    Cet article n’est absolument pas un partenariat, je l’ai écrit avec ma frustration, mon expérience personnelle et mes petits doigts!

    Et toi, tu as des produits comme ça qui te soulent mais que tu adores?

  • Billets d'humeur

    Billet d’humeur #1 – Douleur.

    Je très peu souvent de choses personnelles. Et pourtant, j’en ressens le besoin. J’ai besoin de m’exprimer et cet endroit, sur lequel je suis pratiquement anonyme, me permet d’écrire des choses très personnelles, que je ne souhaite pas forcément écrire sur un blog public, là ou on connaîtrait ma personne IRL, mon entourage…

    Je sais que cet article sera très peu lu. J’écris parce que j’ai beaucoup de choses qui me pèsent en ce moment. Pour tout te dire, je ne suis pas très heureuse depuis quelques mois. Cela a pu pas mal se ressentir sur Twitter notamment, parce que j’ai pu me montrer assez sur la défensive, et parfois même agressive, alors que ce n’est pas du tout dans ma nature. J’ai même perdu pas mal de plumes, à cause de ces réactions extrêmes.

    J’avais ouvert ce blog à la base pour parler maternité. On avait commencé les essais bébés en Mars 2019, et nous avons du tout stopper à cause de ma santé qui nous a joué beaucoup de mauvais tours. Je ne m’étendrai pas sur les détails de ma santé ici, c’est un cas tellement rare que je sais qu’il y a de grandes chances que je sois reconnue. Et surtout, je n’ai pas envie de parler de ce problème là précisément. C’est déjà assez pesant à vivre. Je ne parlerai que de ses conséquences qui me pourrissent littéralement la vie.

    Depuis le mois d’Avril, clairement, je vais assez mal. J’alterne entre problèmes de santé, problèmes à mon travail que j’ai du quitter à cause de ma santé, et ce cumul fait que plus les jours passent, plus c’est difficile.

    Sur le plan physique

    Mon souci de santé me cause énormément de douleurs. J’ai déjà subi une opération, très lourde, très angoissante, cette année. Et la convalescence ne se passe pas aussi bien que prévu. On m’avait promis que je n’aurais plus de douleurs au bout de six semaines post-op. Les mois passent, les douleurs sont toujours là, et j’attends une seconde intervention qui sera encore plus lourde.

    À cause de ces douleurs, je ne dors que très peu. Je suis constamment épuisée. Je ne partage plus que très peu d’intimité dans mon couple. Ma vie est complètement au ralenti. Je ne tiens ni debout, ni assise, ni couchée, ni à quatre pattes. Je ne sais vraiment pas comment je fais pour tenir, avec cette morphine qui n’est qu’à moitié efficace.

    Pour le moment, je n’ai pas encore de reconnaissance handicap. Mais cela se fera surement après la seconde opération, bien que j’espère pouvoir retrouver toute ma mobilité. Je sais cependant que je ne suis pas physiquement à 100% valide. Je ne marche que très lentement, et parfois je boîte. Il y a beaucoup de choses de la vie de tous les jours que je ne peux pas faire, comme porter des courses, passer l’aspirateur, ramasser quelque chose au sol… Alors qu’au début de l’année, même si j’avais un peu mal, j’étais en pleine possession de mes mouvements. J’étais libre et entièrement valide. Et constater ce déclin, alors que je suis encore très jeune, il n’y a rien de pire.

    Vu que physiquement, je suis complètement en carafe, j’ai beaucoup de souffrances émotionnelles.

    Sur le plan psychologique

    Comme je l’ai évoqué plus haut, moralement, je ne vais pas bien. Je sais que je me tape une énorme dépression, qui peut parfois prendre des penchants morbides.

    J’alterne entre crise de douleur, et le mieux est d’attendre que la morphine fasse effet, crise d’angoisse / panique qui à cause de l’hyperventilation me provoque des parfois malaises, et parfois quelques moments plus doux ou ma vie est presque normale. Jusqu’à un faux mouvement qui fait recommencer la boucle infernale.

    Je souffre physiquement. J’ai l’impression d’avoir été bernée par l’équipe médicale à qui je faisais confiance. Je suis chez moi, isolée, seule, et plus je suis seule et plus je n’ai envie de voir personne. Et pour couronner le tout, j’ai du démissionner de mon boulot, qui est passionnant, parce que je ne tenais vraiment plus. Il m’arrivait de venir travailler pliée en deux, en sanglotant de douleur. Je me disais que tant que je pouvais faire marcher mon cerveau, je pouvais travailler. J’ai fait une lourde erreur en pensant cela et ça n’a fait qu’aggraver mon état.

    Même si tu te le demandes, je ne peux pas te dire quel métier j’exerce. Tout ce que je peux te dire, c’est que c’est un job de bureau, et que j’ai beaucoup de responsabilités. Et je ne pouvais plus les tenir, prendre de bonnes décisions, en souffrant autant.

    Du coup, sans travailler et en restant chez moi, à attendre mon indemnisation pour pouvoir survivre, je suis seule. Je m’ennuie. Je déprime dans mon coin. J’ai fait tout le tour de ce qui m’intéresse sur Netflix et je m’attaque à Prime Video, et je t’avoue que c’est pas folichon.

    Je sais que la situation n’est pas définitive et je me raccroche à ça. Mon mari est là pour moi, et quand ma santé ira mieux, avec ou sans statut de handicap, je pourrai travailler de nouveau.

    Le souci, c’est que j’ai besoin de me sentir utile. Et en ce moment, je suis tout sauf utile. Je suis contrainte de vivre une vie très passive. J’attends. Mais je suis aussi impulsive et impatiente.

    Même si je sais que la situation finira par se rétablir, il faut s’accrocher pour s’en sortir. Mois par mois, au fur et à mesure des convocations à l’hôpital, je vois les essais bébés qui se repoussent de plus en plus. Ce projet qui me tient tant à cœur s’éloigne de moi de plus en plus, et ça me bouffe. Je vois ce rêve, cet accomplissement de ma vie de femme, s’éloigner et j’ai peur que ça n’arrive jamais.

    Du coup, je suis en totale admiration de mon mari, qui malgré toutes les emmerdes qu’on rencontre à la maison, arrive à tenir. Des fois, il s’en prend plein la gueule de façon injustifiée, et je m’en mords les doigts parce qu’il ne mérite pas ça. Et en même temps, il est toujours là pour m’épauler, m’aider du mieux qu’il peut, et essayer de me rendre la vie un peu plus douce. Je crois que je ne le remercierai jamais assez, et que je culpabiliserai toujours de lui faire porter autant de charge mentale en ce moment. Je sais qu’il en souffre, mais qu’il est fort, et que tous les deux on fait de notre mieux pour revenir à de meilleurs jours.

    Le blog

    Le site est en ce moment une de mes seules occupations. J’y passe donc en ce moment beaucoup plus de temps que d’habitude, et je suis beaucoup sur les réseaux sociaux attachés. Sur Twitter, je vais être assez tendue et agacée, bien que je discute pas mal avec quelques abonnés adorables qui arrivent à me faire relativiser et penser à autre chose. À avoir un semblant de vie sociale, parce que je suis incapable de voir qui que ce soit et parler de vive voix sans me mettre à avoir des trémolos dans la voix. Et sur Instagram, j’ai l’impression que c’est complètement différent.

    Je ne sais absolument pas si tout ça se reflète sur le blog principal. Je sais que parfois, je vais prévoir une matinée entière de photoshoot pour tout ce que je viens de recevoir, mais que je repousse au lendemain à cause d’une crise. Mais malgré tout, je tiens mes délais. J’essaye de garder le cap et que rien ne se ressente, ou du moins le moins possible.

    Twitter

    Le souci, c’est que sur Twitter, les gens sont malveillants.

    Début septembre, j’ai subi deux grosses vagues de harcèlement, alors que j’étais déjà dans un état dépressif assez grave. Ce que j’ai reçu, je pense qu’une majorité de personnes “saines” l’aurait surmonté tranquille, à coups de blocks automatiques et de mutes.

    Moi, j’ai été particulièrement impactée émotionnellement. J’ai failli tout arrêter. J’ai eu des idées sombres. Les gens n’ont absolument pas conscience du mal que peuvent faire de simples mots. Ils ne savent pas qu’ils peuvent littéralement détruire une personne.

    Récemment, on a osé me dire que j’étais psychophobe, je ne sais même plus pourquoi. Encore une preuve que les gens balancent des horreurs sans connaître personne. Moi psychophobe? Mais c’est la plus grande des blagues. Je suis dans une des dépressions les plus trash que je n’ai jamais connu de toute ma vie, je suis TAG diagnostiqué et suivi du mieux que je le peux. Balancer ça à une personne qui souffre psychologiquement et en plus sans la connaître, c’est complètement irresponsable.

    Du coup…

    … c’est pas ouf en ce moment.

    Je sais que je suis entourée de mon mari, qui est je pense un des maris les plus bienveillants au monde, même si parfois il peut être maladroit. J’ai quelques abonnés adorables avec qui je discute en ce moment et qui aident à ce que je me sente moins seule en journée quand Monsieur travaille.

    Malgré cela, j’espère fort que tout sera fini très vite. Que je retrouverai la joie de vivre que j’avais avant Avril, que notre couple retrouvera son équilibre et que nos projets deviendront réalité, que je retrouve ma vie professionnelle… Tout ça quoi.

    En attendant… J’essaye de me reposer. De minimiser la douleur. Et de m’occuper du mieux que je peux de mon site pour que ça me change les idées et que je pense à autre chose que ma vie assez monotone en ce moment.

  • Bien-être

    Comment nettoyer tout ça? 🤷🏻‍♀️🚿 – Serviette, culotte.

    Vous avez été nombreuses sur Instagram à me demander un article sur l’entretien des culottes menstruelles et des serviettes hygiéniques lavables. C’est d’ailleurs la principale raison pour laquelle beaucoup d’entre nous hésitent à franchir le pas des règles zéro déchet. La plupart d’entre nous ont été conditionnées pour voir le sang comme quelque chose de sale, qui tâche, et qui doit être caché.

    period lol GIF by bloodnormal

    Le sang, ce n’est pas sale.

    Nos règles sont naturelles et signe d’une bonne santé. Ne pas les avoir serait plutôt inquiétant! Je ne sais pas d’où vient cette manie de voir ce sang comme sale. Enfin, je pense avoir quelques idées, mais je ne sais pas vraiment si c’est exactement ça… Du coup, le fait de voir le sang menstruel en horreur et d’avoir des difficultés à le laver a poussé la génération de nos parents à passer au jetable. La première serviette hygiénique jetable a été commercialisée en 1963! Mais ont-ils pensé une seconde aux dégâts que ces serviettes jetables pouvaient provoquer pour l’environnement et la santé? Visiblement non.

    La nocivité du jetable

    Pour l’environnement

    Le fait que les serviettes jetables (viens on abrège en SHJ) soient une catastrophe en terme de pollution n’est plus un secret. Elles ne sont évidemment pas recyclables, et sont donc dans la nature et mettront près de 500 ans à se dégrader naturellement. La toute première SHJ est peut être encore un bon état sur une plage, qui sait! Rien que pour cette raison, qui peut encore accepter en toute conscience d’utiliser une SHJ? Il y a tellement d’autres alternatives saines pour l’environnement!

    Résultat de recherche d'images pour "plage déchet"
    Il y a fort à parier que des protections jetables soient la dedans. Source image

    Pour le corps

    Niveau nocivité pour l’humain, les SHJ sont également assez fortes. Savais-tu qu’en Indonésie, ces serviettes servaient de drogue? En effet, ils font bouillir les serviettes pour recueillir le gel. Et ce gel, une fois ingéré, donnerait des effets planants… Sachant que les muqueuses qui touchent la serviette sont de formidables portails pour faire passer les cochonneries dans ton corps, c’est fantastique non? Cela en dit long sur la composition des dites serviettes qu’on nous montre tous les jours en spot TV ou qu’on nous impose en échantillons sur Showroom Privé par exemple. On nous vante ces produits comme étant bons pour nous alors que c’est complètement faux! Si c’était vraiment bon, les fabricants nous mettraient à disposition la composition précise de leur camelote. Mais ils ne le font pas, évidemment. Génial non?

    Passons au vif du sujet : l’entretien des solutions lavables.

    La serviette hygiénique lavable

    Pour la serviette hygiénique lavable, on abrègera en SHL.

    Après avoir essayé plusieurs marques, j’ai maintenant assez de recul pour pouvoir partager une routine lavage correcte et simple. Je lave mes serviettes principalement à la main, je ne les passe que très rarement en machine. Quand je suis chez moi la journée et que je me change, je réserve ma serviette utilisée dans un bac prévu à cet effet. Le soir avant d’aller me coucher, je nettoie les deux serviettes de la journée pour pouvoir les réutiliser le surlendemain, le temps du séchage. Une serviette se nettoie en 5 minutes en général.

    1. Je commence pas faire tremper mes serviettes dans de l’eau froide à ambiante. Surtout pas de l’eau chaude, qui cuirait le sang et incrusterait la tâche. Je frotte sans savon, je brasse, j’essore… Pour faire partir le plus de sang liquide possible
    2. J’utilise un savon détachant bio (celui-ci précisément, trouvé en magasin bio) sur la tâche, et je frotte, je brasse… Attention tout de même à ne pas frotter trop fort pour ne pas abîmer le tissu. Je laisse poser sur le rebord de mon bac les serviettes trempées de détachant, le temps de me doucher.
    3. Quand je sors de la douche, je finis le lavage au Savon de Marseille en frottant à la main. Je frotte, je brasse, j’essore… Jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien. Je rince bien jusqu’à être sûre que la serviette ne comporte plus de savon.
    4. Je mets ensuite ma serviette à sécher dehors au soleil dans l’idéal, sinon à l’intérieur.
    period deal with it GIF

    Astuce: Le soleil a un léger effet blanchissant, qui peut te sauver une serviette légèrement jaunie par les tâches de sang.

    Même si le savon de Marseille est vivement déconseillé par la plupart des marques, je l’utilise quand même. Il n’est pas conseillé car il est plutôt gras et boucherait les pores de la serviette, la rendant imperméable et donc inutile.

    Tu peux quand même utiliser le savon de Marseille si ton savon est un vrai savon de Marseille et que tu sais comment venir à bout du problème de l’imperméabilisation de ton tissu.

    Attention: prenez un vrai savon de Marseille. Le seul correct qui existe vient de chez Alepia. Les autres sont nuls et une pure arnaque: ils ont de l’huile de coco (coprah), de l’huile de palme, parfois du gras animal (Tallowate) et donc oui, ils sont trop gras et peuvent abîmer vos serviettes.

    Le vrai savon de Marseille n’a que ces trois ingrédients: Sodium olivate (huile d’olive saponifiée), aqua (eau), sodium hydroxide (traces de soude extraite du sel marin). Rien d’autre. Ce savon est donc ok pour vos serviettes, boycottez le reste. Il est vert, ne sent pas très bon et ne contient qu’une seule huile, celle de l’olive.

    Plus aucune savonnerie ne fait de vrais savons de Marseille, même pas les grandes savonneries telles que le Fer à Cheval ou Rampal Latour. Ils ont tous tué leurs recettes en ajoutant de la coco et de la palme. Vérifiez toujours la composition de votre savon pour ne pas abîmer vos serviettes et vos culottes.

    La culotte menstruelle

    Le nettoyage de la culotte menstruelle est presque identique au lavage de la serviette hygiénique, à une seule différence: vu que le fond de la serviette est noir, je n’utilise pas le savon détachant. Je nettoie directement au savon de Marseille la culotte à la main le matin pour ma culotte de la nuit, et le soir pour ma culotte de la journée. Trois culottes sont normalement suffisantes pour avoir un bon roulement, si tu tiens bien ta routine. Fais toujours sécher ta culotte à l’air libre, jamais en sèche linge. Une culotte menstruelle se nettoie en moins de 5 minutes.

    Si jamais ta protection tissu est encrassée?

    Autant on parle décrassage pour les couches lavables, autant on en parle pas du tout pour les SHL ou les culottes… Alors qu’elles méritent le même soin, et peuvent aussi être encrassées. Le tissu encrassé est le tissu qui a ses pores bouchés par les produits nettoyants pas forcément adaptés, par les impuretés qui ont pu être mal nettoyées qui s’accumulent… et qui finalement rendent le tissu imperméable.

    Pour reconnaître un tissu encrassé, il faut que l’eau perle sur le tissu et ne soit pas absorbée. Tu peux faire ce test de temps en temps pour t’assurer que ta serviette ou ta culotte sera efficace quand tu auras besoin de la porter. Je fais régulièrement ça pour tester et je n’ai jamais eu aucun souci. Cependant, si ton tissu n’absorbe plus, tu as deux solutions qui s’offrent à toi.

    • SOLUTION 1: Passe ton tissu à la machine à laver, sans lessive à 60°C. Laisse le sécher, et refais le test. L’astuce de la machine à laver suffit normalement pour enlever le surplus de savon non adapté aux serviettes pour reprendre une utilisation normale.
    • SOLUTION 2: LE DÉCRASSAGE COMPLET. Le nom est barbare, mais nécessaire si ta lessive fait perler l’eau sur ton tissu. Commence par mettre des tissus dans un bac d’eau chaude. Saupoudre le tout de cristaux de soude (2 cuillères à soupe) et d’un peu de vinaigre (mais très peu pour ne pas abîmer les élastiques des culottes, si tu décrasses une culotte). Mélange le tout avec un ustensile qui ne soit pas en métal et laisse poser une nuit. Le lendemain, passe ton linge en machine à 60° et essorage à 1000tr/minutes maximum.

    Après ça, tes culottes lavables et tes serviettes seront comme neuves! Il est possible que les couleurs fassent un peu la tête au bout d’un moment, mais c’est normal. L’essentiel est que ta SHL ou ta culotte absorbent bien tes règles!


    J’en ai marre d’avoir été élevée par cette génération qui a vu le jetable comme une révolution, sans se soucier des conséquences que cela entraîne de façon inévitable. C’est maintenant à notre génération d’inverser la tendance, de penser au futur, et de consommer avec l’état de conscience que nos parents et grands parents n’ont pas forcément eu quelques décennies plus tôt. On a tous 5 minutes de disponible pour nettoyer une serviette hygiénique ou une culotte. Il y en a marre d’opter pour la facilité qu’est le jetable à cause de la flemme et de faire l’autruche sur les dégâts qu’on inflige. J’en ai marre de ces gens qui me disent en rigolant “tu reviens à l’époque de Cro-Magnon lol” en me ridiculisant parce que je veux réduire le plus possible mon impact environnemental. L’évolution ne va pas toujours de paire avec pollution, elle devrait être l’inverse! La flemme et les conséquences, les déchets… Pour moi, ce n’est pas une évolution. Arrêtons d’être responsables des plages pleines de merde.


    Les serviettes que j’utilise:
    Lulu Nature Coton et Chanvre, Plim classique Medium et Nuit, Dans ma Culotte Flux Abondant, Normal et Protège-Slip. Détails ici.

    Sources:
    Journal des femmes, Wikipédia, blog Lapetitecrevette, Lillynappy, gifs

error: Content is protected !!